Ignorer qu’on est surdoué, c’est comme rouler tout phare éteint !

A notre première rencontre, Clémentine est arrivée en retard, énervée par le temps perdu à chercher une place de parking dans le quartier, et n’arrêtant pas de s’excuser. Quand elle s’est assise, il y a eu un grand silence durant lequel elle m’a scanné de la tête et aux pieds et bien plus encore ! Et puis elle a commencé :

« j’ai élevé mes enfants avant tout, suivi et soutenu mon mari dans sa carrière, aidé mes amis à évoluer… oui ça je sais faire : m’occuper des autres, c’est une évidence pour moi et tellement naturel et c’est pour ça qu’on m’aime !…mais maintenant que mes enfants sont grands et que je suis loin de mon mari…je me sens perdue ; je n’arrive pas à savoir que je suis ni ce que je veux faire et c’est douloureux ; je me sens seule. J’ai postulé à un poste de remplaçante sans préparation faute de temps et j’ai été prise tout de suite. J’aime bien ce que je fais mais je me pose des questions sur tout et je vois bien que ça agace les collègues ! Alors quand j’ai lu votre article dans le blog, je me suis reconnue dans le fait de chercher ma place.»

Clémentine parle avec une grande intensité sans s’arrêter comme si ces mots étaient là prêts depuis longtemps. Je lui dis que je suis touchée de ce qu’elle vit et elle me répond, les larmes aux yeux, qu’on lui a souvent reproché d’être trop sensible et pour trois fois rien. « Mes profs à l’école parlaient de mon anxiété à réussir…je réagissais à tout et rien ! »
Au cours de notre entretien, je comprends que Clémentine IGNORE qu’elle est en vérité au volant d’une voiture puissante qu’elle utilise seulement pour transporter les autres. Il lui manque donc de découvrir son mode de fonctionnement, s’orienter vers une destination choisie : A quoi sert une voiture puissante si la conductrice ne sait ni la conduire ni où aller ?

  ;usQuand je pose l’hypothèse d’un surdon, elle répond :
« Moi non, mes frères ainés oui ; ils ont été testés à l’adolescence mais mes parents ont trouvé que pour moi c’était pas nécessaire ».

Clémentine est une des femmes surefficientes que j’accompagne, tout phare allumé, par n’importe quel temps, la nuit comme le jour.

Avec ou sans bilan psychométrique, nous démarrons l’exploration de son fonctionnement de plus en plus dans le détail…en choisissant des outils, techniques et méthodes de cette étape si importante. 

Un jour elle me dit qu’elle a cherché sur internet des tests, des questionnaires relatifs à son identité de personne surefficiente. Nous sommes d’accord toutes les deux sur le fait que c’est une condition nécessaire pour identifier son profil. Pour autant ce n’est pas une condition sine qua non. Je vois que Clémentine se familiarise avec l’idée d’en savoir plus et qu’elle repère des ressemblances avec d’autres personnes testées dans son entourage. Bref, le temps fait son œuvre et la nécessité d’aller un pas plus loin s’impose à elle. Cette motivation intrinsèque lui appartient.

Et un jour elle sort du dilemme, savoir ou ne pas savoir, et prend RV, parce que, me dit-elle, c’est un besoin et de toute façon, ça me permettra d’avancer.

Le courage d’être soi, ça commence là. Ignorer qu’on est surdoué, c’est chercher sans fin qui l’on est.

ET VOUS, êtes-vous au volant d’une puissante voiture sans le SAVOIR ???????

ÉDUCOPTIM, 42 rue de Bellissen, 69005 Lyon, les mercredis, jeudis et vendredis ou 17 boulevard des Brotteaux, 69006 Lyon , les mardis et samedis , ou en VISIO.

Tél : 06 72 14 67 69

Myriam Chéreau, coach professionnelle, spécialisée dans l’ accompagnement des personnes surefficientes