202 cycle d’approfondissement en analyse transactionnelle

202 cycle d’approfondissement en analyse transactionnelle

9rogramme et dates

Les dates seront validées le premier jour avec tous les participants : apporter son agenda !

Séance 1 — samedi 12 octobre 2019

États du Moi – Transactions.

Séance 2 — samedi 16 novembre 2019

Scénarios.

Séance 3 — samedi 14 décembre 2019

Jeux psychologiques et le racket system.

Séance 4 — samedi 25 janvier 2020 (ouverte à toute personne ayant une attestation 101)

Symbiose – méconnaissances – passivité.

Séance 5 du samedi 15 février 2020

Mini scénario- drivers – les 3 P

Séance 6 du samedi 21 mars  2020

Synthèse et entrainement à  établir des liens entre les concepts étudiés

Séance 7 du samedi 16 mai 2020

Bilan ; quiz ; supervision individuelle et collective des questions du 101 au choix.

Détails : http://educoptim.com/approfondissement-des-bases/

MODULE 7 L’enfant, processus de croissance et prévention d’un scénario limitant

MODULE 7 L’enfant, processus de croissance et prévention d’un scénario limitant

Présentation

Tout enfant a droit à une éducation permettant un développement harmonieux et respectueuse de ses désirs et capacités. Permettre l’expression des besoins de chacun au cœur des systèmes familiaux et éducatifs, représente en soi une prévention de  l’escalade vers la violence et de certaines difficultés, voire inadaptations.

 Les enfants d’aujourd’hui seront les adultes de demain, c’est par eux que nous pouvons influencer la future société.  Le sens de la relation éducative se situe dès lors au cœur de la question fondamentale suivante : s’agit-il de promouvoir la faculté d’intégration sociale et l’adaptation aux attentes de l’environnement ou de promouvoir la liberté et la capacité de faire face aux pressions de la société de manière créative et originale ?

Pré requis

Avoir suivi un 101

Programme de la formation

Jour 1  Etapes de développement et besoins spécifiques

Mises en lien des théories du développement de l’enfant selon E.Erikson, D.Winnicott J.Piaget et L.Kohlberg avec la théorie des états du moi et la formation du scénario.

Exploration de la perspective relationnelle et cocréative de la construction du scénario : hélice de scénario ( Tudor) , le système de scénarios en miroir ( Sills) , l’échelle de conscience émotionnelle ( Steiner).

Jour 2    De la symbiose à l’autonomie

Mises en lien de la théorie de l’attachement ( Bowlby et Ainsworth) et du processus d’individuation (M.Mahler) avec la théorie de la symbiose,  ( Schiff, Symor) de l’autonomie ( Papaux) et des positions de vie. ( Davidson, Hine).

La notion de contrat avec les enfants.

Jour 3   Scénarios, contes et métaphores

L’approche narrative du scénario avec les enfants :  le rôle des contes et histoires, la notion de héros et le lien avec un scénario soutenant.

Le pouvoir de l’utilisation des métaphores dans l’accompagnement.

Objectifs visés :

  • Connaître les étapes de développement de l’enfant à l’âge adulte et faire des liens avec les modèles d’AT.
  • Replacer l’enfant au cœur des systèmes familiaux et être conscient de l’influence réciproque des membres.
  • Donner du sens aux comportements questionnants.
  • Développer des compétences spécifiques d’accompagnement au quotidien et dans les pratiques professionnelles.

Méthodes pédagogiques

Ce module sera cocréé avec les participants , en fonction de leurs demandes et de leurs  intérêts. L’intervenante proposera une alternance d’apports théoriques et d’analyse de situations professionnelles, un approche expérentielle par la mise en commun des ressources, la création de matériel et des jeux de rôle.

Formatrice

Evelyne Papaux, TSTA education, formatrice auprès d’éducateurs

Tarifs

Particuliers, professions libérales, TPE : 435€ les 3 jours

Entreprises,OPCA : 561€ les 3 jours

Dates et horaires 

Vendredi 20, samedi 21 et dimanche 22 septembre 2019

9h- 12h30 14h-17h30

 

L’espoir de réussir quand on est adolescent

L’espoir de réussir quand on est adolescent

Auteur de cet article : Myriam Chéreau – TTA/PTSTA Education

1. L’espoir de réussite quand on a 17 ans

Nous l’appellerons Max.

Max est un élève en terminale scientifique qui s’ennuie en classe : « j’apprends et je ne retiens presque rien. Ça ne m’intéresse pas vraiment et puis, à quoi ça sert les cours de philo ? » dit-il. Son professeur de maths lui demande de redoubler d’efforts, de travailler plus. Sa mère s’inquiète pour son bac et lui fait donner des cours particuliers. Et Max continue à regarder par la fenêtre voler les avions… Il rêve de devenir un jour pilote de ligne. Dans un entretien, son professeur principal, désespéré, lui déclare : « Mon pauvre Max, avec des résultats aussi faibles, aucun espoir d’entrer à l’école nationale de l’aviation civile ». Max se sent « nul » et démotivé. Si seulement il avait une baguette magique !

Max se rend souvent dans l’aérodrome où il a fait son baptême de l’air. Là, il oublie tout. Un jour, il ose parler de lui à l’instructeur-pilote. Ce dernier l’informe qu’il peut passer l’épreuve théorique du brevet de pilote, avec ou sans le bac. Max reprend espoir, et décide de suivre la préparation. Son père lui impose de continuer à aller au lycée. Il se met au travail, s’organise avec d’autres jeunes et ne voit pas passer le temps malgré la charge de travail. Il se sent bien, apprécie ses nouveaux amis. Quel plaisir d’aller suivre ces cours du soir ! Encouragé par son instructeur, Max y croit de plus en plus. Reçu premier de sa promotion, Max est recalé au bac qu’il obtiendra l’année suivante. Quinze ans plus tard, il est devenu pilote professionnel et dirige une entreprise d’hélicoptères.

2. Analyse et concepts

La littérature scientifique montre que parmi les facteurs de réussite scolaire, l’espoir occupe une place centrale. Il existe une corrélation entre un niveau élevé d’espoir et de bons résultats scolaires. Qu’est-ce que l’espoir pour Max ? Au-delà des résultats scolaires, c’est précisément l’espoir d’avoir du pouvoir sur sa vie et d’être heureux. L’espoir fait partie intégrante du processus de croissance, de développement et de transformation. A travers l’espoir on peut voir que son identité personnelle se traduit peu à peu dans une identité professionnelle. D’abord, sa situation scolaire se caractérise par l’absence d’espoir. Ce qu’il désire être lui apparaît inatteignable. Sa déception est grande. En analyse transactionnelle, nous parlons de l’opération sociale non OK correspondant à une perception négative qu’il a de lui, des autres, de l’apprentissage. Il met beaucoup d’énergie à ne pas faire. L’Enfant adapté Rebelle est aux commandes et confirme qu’il n’est

pas capable de réussir à l’école… Les autres le prennent en charge et veulent à sa place. Or l’espoir du Parent s’avère inefficace. La relation entre Max et l’instructeur-pilote marque le début d’un changement d’énergie et de motivation. Grâce à des transactions Adulte, OK/OK, et porteuses d’espoir, le jeune reçoit des signes de reconnaissance, se donne la Permission de réussir ce qui le motive vraiment. Là réside le pouvoir de l’espoir. Le désirable, (devenir pilote de ligne) et le probable (être pilote professionnel) s’ajustent l’un l’autre dans un scénario gagnant. Son désir de savoir s’en trouve activé et Max se motive à apprendre. En accédant à cette maturité, Max en retire de la joie et cesse de douter car il se sent en sécurité pour apprendre. Il se consacre tout entier à la réalisation de son projet, exerce sa pensée Adulte (il décide), met en œuvre une stratégie. Seul ou en synergie avec d’autres, il construit dans l’interdépendance son identité sociale et personnelle. Ses besoins d’autonomie et de compétence sont satisfaits et ce qu’il vit fait SENS pour lui. Nous voyons que le pouvoir de l’espoir dans la réussite à l’école s’incarne dans un projet qu’on peut résumer ainsi : « quand je serai grand, je serai… ». A l’adolescence, l’espoir de réussir fait partie intégrante de la construction identitaire. Concepts – L’espoir selon Snyder dans le domaine cognitif, « c’est une façon de penser qui reflète un état positif de motivation basé sur la détermination et la confiance de pouvoir trouver des voies pour atteindre les buts souhaités » – Les trois composantes de l’espoir selon Ilona Boniwell et Martin-Krumm sont « les buts qui animent l’individu », « les moyens que le jeune pense avoir pour les atteindre », « la volonté de les atteindre » – La motivation selon les travaux de Lieury et Fenouillet – En analyse transactionnelle, l’espoir peut être défini par les concepts suivants : · L’opération sociale OK/OK défini par F. Ernst est « une mécanique pour aller bien » · La satisfaction des besoins à l’adolescence · La synergie entre les différents Etats du Moi pour apprendre · Le sentiment conscient d’avoir une identité personnelle décrit par Erikson · La passivité définie par Schiff · Le scénario gagnant selon Berne

3. Conclusion

L’utilisation de l’A.T. a une vraie valeur ajoutée pour la communauté éducative car elle a un impact réel sur le scénario de vie pour des jeunes en pleine évolution. J’invite les parents, enseignants,
consultants en éducation à se poser cette question : comment l’histoire de Max pourrait-elle être modifiée s’il avait trouvé des figures plus significatives pour lui permettre de sortir de sa symbiose et de sa passivité ? Quel est l’ESPOIR d’une école mieux informée des enjeux de la relation et pas seulement concentrée sur les programmes et les résultats des élèves ? Mon espoir c’est aussi de donner aux jeunes l’accès aux concepts de l’AT pour comprendre comment ils s’y prennent pour réussir.

4. Eléments bibliographiques

– Berne, E, (1972), Que dites-vous après avoir dit bonjour ? ed. Tchou

– Choy, A, (1990), le triangle gagnant, AAT, n°61

– Crossman, P, (1977), Permission et Protection, CAT 2

– Delas. Y, Martin-Krumm C., Fenouillet.F, the hope theory : a review of the research revue disponible en ligne sur www.em-consulte.com

– Erickson, E, Adolescence et crise, (1972), Paris, éd. Flammarion

– Ernst F.H. Jr L’enclos OK, une grille pour « aller de l’avant avec l’autre » CAT 1

– Lieury A, et Fenouillet F, (1996), Motivation et réussite scolaire, éd. Dunod

– Newton, T, (2012), l’AT relationnelle dans l’éducation et le processus d’apprentissage. Invitation à l’exploration. AAT n°141

– Schiff, A.W et Jacqui. L (1981), la passivité, CAT, vol.2

– Simonis, M. (1981), Pour qui l’élève doit-il réussir ? Enseignement et symbiose, CAT 3