La motivation à l’adolescence. Un enjeu identitaire.

La motivation à l’adolescence. Un enjeu identitaire.

L’objectif de cet article intitulé la motivation à l’adolescence. Un enjeu identitaire est de présenter un modèle du système motivationnel et de sa dynamique propre aux adolescents d’aujourd’hui en termes d’Analyse Transactionnelle. À l’adolescence, la motivation évolue à la baisse. Elle demande aux parents et aux professionnels une posture réflexive distanciée pour comprendre ce qui est en jeu et appelle un accompagnement éducatif spécifique. En tant que praticienne de l’AT, je suis coach en éducation pour des jeunes, des parents, formatrice et superviseure en AT auprès de professionnels, auteur d’articles et d’études de recherche sur le décrochage scolaire. J’ai la conviction que la motivation change de nature à l’adolescence à un moment clé où le jeune a besoin de savoir qui il est. Je veux montrer que ce changement relève d’un processus d’autonomisation et répond à un enjeu identitaire. Cet article vise à partager une réflexion soutenue par l’expérience et la recherche en éducation. Il s’adresse aux professionnels de la relation d’aide en éducation.

Cet article est paru dans les Actualités d’analyse transactionnelle, n° 162, « quand les enfants nous interpellent »https://www.cairn.info/revue-actualites-en-analyse-transactionnelle-2018-2.htm

C’est un des articles les plus consultés de la revue des AAT !

Vous voulez vous former sur ce thème de l’adolescence ? RV au module 9 de novembre 2018 consacré à l’adolescent : son développement et la motivation scolaire. Pour en savoir plus :

https://educoptim.com/formation-at-accompagnement-jeunes-et-parents/

L’adolescence de la génération Z

Résumé coup de cœur de l’introduction d’Olivier Galland à la revue d’ethnologie intitulée « Nouvelles adolescences »

Volume 40, 2010/1, édition PUF

J’ai été intéressée par le numéro 40 de la revue dont je propose ici le résumé de l’introduction faite par le sociologue Olivier Galland.

Cette nouvelle classe d’âge concerne plutôt des jeunes de 12-13 ans à 14-15 ans. Olivier Galland, sociologue spécialisé sur la jeunesse, présente l’adolescence d’aujourd’hui à la fois dans une autonomie affirmée en ce qui  concerne les relations avec les amis, la gestion de l’emploi du temps, et une dépendance matérielle envers les parents.

Autrement dit, cette nouvelle classe d’âge serait une autonomie sans indépendance !

Il va sans dire que le rôle parental s’en trouve bien modifié, les liens entre pairs sont renforcés. On voit se développer une culture adolescente et les rapports entre les sexes changent.

Plusieurs spécificités définissent cette nouvelle adolescence : le style vestimentaire est tout à fait nouveau pour cette tranche d’âge. Celui-ci traduit une appartenance sociale forte au groupe. Les relations entre amis, surtout du même sexe, y sont très valorisées et offrent à l’adolescent un espace où il se sent reconnu. Enfin les émotions se partagent en groupe collectivement.

Le tél portable, ou  le blog, MSN, sont autant de nouveaux modes de communication qui permettent le développement de l’autonomie dans les relations et l’organisation de leur temps. Les échanges interactifs y sont infinis et moins risqués que dans le face à face. Dans la famille, les parents recherchent plus le compromis, la négociation entre les résultats scolaires et les besoins d’autonomie du jeune.

Comme on le voit, cette culture adolescente est autocentrée en ce qu’elle se nourrit d’elle-même. Peu ou prou de remise en question des valeurs ou des institutions comme l’école. Les adolescents attendent néanmoins une réciprocité de traitement entre les enseignants et les élèves. Ce sont aussi des personnes.